Indice de durabilité : quelle différence avec l’indice de réparabilité ?

Un sablier a remplacé la clé sur certaines étiquettes de rayon, et la note affichée ne raconte plus tout à fait la même histoire. Le nouvel indice ne dit pas seulement si un appareil se démonte : il essaie de dire s’il va tenir.

Quels appareils affichent déjà un indice de durabilité ?

Deux catégories sont concernées à ce jour. Les téléviseurs portent cette note depuis le 8 janvier 2025, les lave-linge ménagers, hublot comme top, depuis le 8 avril 2025.

Le dispositif découle de l’article 16-II de la loi anti-gaspillage du 10 février 2020, décliné par le décret n° 2024-316 du 5 avril 2024. Sur ces deux familles de produits, la nouvelle note remplace purement et simplement l’ancienne.

Tout le reste du rayon continue d’afficher l’indice de réparabilité. Aspirateurs, lave-vaisselle, ordinateurs portables, tondeuses électriques et nettoyeurs haute pression restent régis par les textes de 2020 et de 2022, en attendant leur éventuelle bascule.

Ce que l’indice de durabilité ajoute à la note de réparabilité

Le calcul repose sur deux familles de critères. La première reprend l’existant : accessibilité de la documentation technique, facilité de démontage, durée de disponibilité des pièces détachées et prix de ces pièces.

La seconde constitue la vraie nouveauté. Elle porte sur la fiabilité de l’appareil : résistance aux contraintes et à l’usure, facilité de la maintenance et de l’entretien courant, existence d’une garantie commerciale et d’un processus qualité chez le fabricant.

Les deux notes fusionnent ensuite en un score unique de 0 à 10. Un appareil facile à démonter mais fragile perd donc des points, un cas de figure que l’ancienne grille ne savait pas signaler au consommateur.

Comment lire une note de durabilité devant l’étiquette ?

Cinq paliers de couleur balisent l’échelle, du rouge foncé au vert. Le ministère de la Transition écologique publie les valeurs de référence sur sa page consacrée à l’indice.

Ces repères se lisent en une seconde, à condition de les avoir en tête avant d’entrer en magasin. Les voici, du meilleur au moins bon.

  • 9,5/10 en vert : le haut du classement, réparabilité et fiabilité au rendez-vous.
  • 7,5/10 en jaune : un bon compromis, sans point faible majeur.
  • 5,5/10 en orange : la moyenne, souvent pénalisée par le prix des pièces.
  • 3,5/10 en rose et 1,5/10 en rouge foncé : appareil difficile à faire durer.

L’affichage lui-même obéit à des règles strictes. En ligne, le pictogramme doit apparaître sur toutes les pages permettant l’achat, dans une taille de caractère équivalente à celle du prix, sans que l’internaute ait à cliquer où que ce soit.

Où vérifier l’indice de durabilité d’un modèle précis ?

Le détail de la notation reste accessible partout. En magasin, le vendeur le fournit sur demande en rayon ; en ligne, une manipulation au maximum doit suffire pour l’afficher depuis la fiche produit.

Le fabricant ou l’importateur dispose de son côté de cinq jours pour transmettre gratuitement la note et son détail à toute personne qui en fait la demande, dans un format dématérialisé. Le délai est plus court que celui prévu pour l’ancien indice, fixé à quinze jours.

Les données doivent en outre être publiées catégorie par catégorie sur le portail interministériel data.gouv.fr, à charge pour les fabricants de les transmettre et de les tenir à jour. Comparer deux téléviseurs ou deux lave-linge sans quitter son canapé devient donc envisageable, note en main plutôt qu’argumentaire commercial en tête.

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